Total-look denim, bottes et chapeau de cowboy pailleté, le style western se libère des carcans de ses aînés et part à la conquête du monde moderne.
2024 consacre l’ère du “cowboycore”.
C’est l’une des images emblématiques de l’année. La chanteuse Beyoncé posant sur un cheval argenté, robe-bijou transparente et chapeau de cowboy, pour la pochette de Renaissance. Quelques mois plus tard, son nouvel album Cowboy Carter confirme la tendance. 2024 consacre l’ère du “cowboycore”. Adoubé par les Millennials autant que la Gen Z, il paraît presque dérisoire de décrire ce style intemporel tant il est ancré dans l’imaginaire collectif. Cuir, franges, daim, denim, chemises et bottes en sont l’apanage classique. Un look à la croisée de la pop star Taylor Swift, de Jake Gyllenhaal dans Brokeback Mountain et de l’artiste multi-casquette Pharrell Williams, l’un de ses plus fervents adeptes.
À l’origine, né d’un besoin de vêtements robustes, fonctionnels et durables pour les habitants du Grand Ouest américain au début du XIXe, le style cowboy se réinvente au goût du jour. Adapté à la garde-robe contemporaine, son aspect polyvalent s’applique à tous les environnements et séduit de nouveaux initiés. La marque Côtelé propose une version citadine, ponctuée de sa fameuse veste unisexe inspirée du vêtement de travail, déclinée dans une myriade de coloris. Des grands espaces de l’Arizona aux défilés parisiens, on enfile sa chemise à franges, son jean délavé et son gilet sans-manches pour partir à l’assaut du monde. Indispensables, on n’oublie pas les bottes que l’on porte comme Thelma et Louise, les héroïnes du film de Ridley Scott **sorti en 1991. La liberté au Far West se joue en santiags.
De cette épopée vestimentaire, on retient les vestes en suede, les pièces brodées, les ceintures à boucle épaisse, les chapeaux de cow-boy, les cravattes “bolo”, leur versant américain, sans oublier le denim, bien-sûr. Que serait le cowboycore en effet sans sa fameuse toile en coton ? Utilisé d’abord par les miniers et les cowboys, le denim se popularise dans la première moitié du XXe siècle avant d’investir le monde et de devenir l’une des pièces les plus adoubées de la garde-robe contemporaine. La marque 1083 l’a bien compris. Fer de lance du jean éco-responsable, ses créations réussissent l’exploit d’être fabriquées en France dans un rayon de 1083 kilomètres. Une dialectique de l’esthétique et de l’utilitaire qui sied parfaitement à l’héritage cowboy que l’on retrouve chez le label Le Mont St Michel. Fidèle au workwear, ses pièces réinventent les grands classiques au travers des personnes qui les portent. L’esprit cowboy est aussi affaire d’individualisme.
La cowgirl elle aussi n’a pas dit son dernier mot. Dans les années 2000, Madonna résonnait sur les ondes avec son tube Music, en **chemise bleue à franges, chapeau assorti et jambières XXL. Depuis, le style western conjuguent inspirations utilitaires ou romantiques, non sans une part de flamboyance ou de fantaisie. Une esthétique néo-bohème et féminine, remise au goût du jour, portée par les filles de Rouje de la créatrice parisienne Jeanne Damas. Chez Waste, la cowgirl se la joue femme d’affaire, tandis que Manoush, s’empare de teintes pastels et joyeuses avec des pièces au savoir-faire artisanal, comme un remake contemporain de la série La Petite Maison dans la Prairie. Le cowboycore flirte aussi avec la tendance “horse girl” et ses millions de fans. Déjà en 2021, l’icône de la Gen Z, Greta Thunberg, se prend au jeu et caresse un cheval en couverture de Vogue Scandinavia. Depuis, les filles à cheval mènent la mode au trot, à l’image de la mannequin Bella Hadid. Déjà, on s’imagine en néo-cavalière de la ville, dans un total-look beige Ba&sh, pull en maille, sacoche et sabots en daim.
Longtemps réduite à une représentation unique, popularisée par le cinéma hollywoodien des années 50 et des figures comme Clint Eastwood ou John Wayne, le mythe de l’Ouest américain s’inscrit aujourd’hui dans une véritable recherche d’identité et de réappropriation culturelle. En 2018, un tube change le visage de la country. Le rappeur américain Lil Nas X dévoile son disruptif *Old Town Road,* une claque qui renouvelle le genre. Une balade décalée sur les terres de Sergio Leone qui pulvérise les records sur YouTube et ouvre la voie à une nouvelle culture western. Inspirée notamment par l’influence de la pop culture, cette dernière décennie marque ainsi l’avènement d’une nouvelle vision inclusive du cow-boy : féminin, queer, noire. Toujours conquérant. Une imagerie positive reprise par la marque Carne Bollente dont les looks sexy et les motifs inspirés de contrées lointaines consacrent un vestiaire fluide, source de confiance en soi et d’empowerment. La mode comme prise de pouvoir par soi et pour soi. Les cowboys et cowgirls du monde moderne ont encore de beaux jours devant eux.

© Le Mont Saint-Michel

© Cotelé

© 1083

© Rouje

© Waste

© Manoush

© ba&sh

© Carne Bollente
Total-look denim, bottes et chapeau de cowboy pailleté, le style western se libère des carcans de ses aînés et part à la conquête du monde moderne.
2024 consacre l’ère du “cowboycore”.
C’est l’une des images emblématiques de l’année. La chanteuse Beyoncé posant sur un cheval argenté, robe-bijou transparente et chapeau de cowboy, pour la pochette de Renaissance. Quelques mois plus tard, son nouvel album Cowboy Carter confirme la tendance. 2024 consacre l’ère du “cowboycore”. Adoubé par les Millennials autant que la Gen Z, il paraît presque dérisoire de décrire ce style intemporel tant il est ancré dans l’imaginaire collectif. Cuir, franges, daim, denim, chemises et bottes en sont l’apanage classique. Un look à la croisée de la pop star Taylor Swift, de Jake Gyllenhaal dans Brokeback Mountain et de l’artiste multi-casquette Pharrell Williams, l’un de ses plus fervents adeptes.
À l’origine, né d’un besoin de vêtements robustes, fonctionnels et durables pour les habitants du Grand Ouest américain au début du XIXe, le style cowboy se réinvente au goût du jour. Adapté à la garde-robe contemporaine, son aspect polyvalent s’applique à tous les environnements et séduit de nouveaux initiés. La marque Côtelé propose une version citadine, ponctuée de sa fameuse veste unisexe inspirée du vêtement de travail, déclinée dans une myriade de coloris. Des grands espaces de l’Arizona aux défilés parisiens, on enfile sa chemise à franges, son jean délavé et son gilet sans-manches pour partir à l’assaut du monde. Indispensables, on n’oublie pas les bottes que l’on porte comme Thelma et Louise, les héroïnes du film de Ridley Scott **sorti en 1991. La liberté au Far West se joue en santiags.
De cette épopée vestimentaire, on retient les vestes en suede, les pièces brodées, les ceintures à boucle épaisse, les chapeaux de cow-boy, les cravattes “bolo”, leur versant américain, sans oublier le denim, bien-sûr. Que serait le cowboycore en effet sans sa fameuse toile en coton ? Utilisé d’abord par les miniers et les cowboys, le denim se popularise dans la première moitié du XXe siècle avant d’investir le monde et de devenir l’une des pièces les plus adoubées de la garde-robe contemporaine. La marque 1083 l’a bien compris. Fer de lance du jean éco-responsable, ses créations réussissent l’exploit d’être fabriquées en France dans un rayon de 1083 kilomètres. Une dialectique de l’esthétique et de l’utilitaire qui sied parfaitement à l’héritage cowboy que l’on retrouve chez le label Le Mont St Michel. Fidèle au workwear, ses pièces réinventent les grands classiques au travers des personnes qui les portent. L’esprit cowboy est aussi affaire d’individualisme.
La cowgirl elle aussi n’a pas dit son dernier mot. Dans les années 2000, Madonna résonnait sur les ondes avec son tube Music, en **chemise bleue à franges, chapeau assorti et jambières XXL. Depuis, le style western conjuguent inspirations utilitaires ou romantiques, non sans une part de flamboyance ou de fantaisie. Une esthétique néo-bohème et féminine, remise au goût du jour, portée par les filles de Rouje de la créatrice parisienne Jeanne Damas. Chez Waste, la cowgirl se la joue femme d’affaire, tandis que Manoush, s’empare de teintes pastels et joyeuses avec des pièces au savoir-faire artisanal, comme un remake contemporain de la série La Petite Maison dans la Prairie. Le cowboycore flirte aussi avec la tendance “horse girl” et ses millions de fans. Déjà en 2021, l’icône de la Gen Z, Greta Thunberg, se prend au jeu et caresse un cheval en couverture de Vogue Scandinavia. Depuis, les filles à cheval mènent la mode au trot, à l’image de la mannequin Bella Hadid. Déjà, on s’imagine en néo-cavalière de la ville, dans un total-look beige Ba&sh, pull en maille, sacoche et sabots en daim.
Longtemps réduite à une représentation unique, popularisée par le cinéma hollywoodien des années 50 et des figures comme Clint Eastwood ou John Wayne, le mythe de l’Ouest américain s’inscrit aujourd’hui dans une véritable recherche d’identité et de réappropriation culturelle. En 2018, un tube change le visage de la country. Le rappeur américain Lil Nas X dévoile son disruptif *Old Town Road,* une claque qui renouvelle le genre. Une balade décalée sur les terres de Sergio Leone qui pulvérise les records sur YouTube et ouvre la voie à une nouvelle culture western. Inspirée notamment par l’influence de la pop culture, cette dernière décennie marque ainsi l’avènement d’une nouvelle vision inclusive du cow-boy : féminin, queer, noire. Toujours conquérant. Une imagerie positive reprise par la marque Carne Bollente dont les looks sexy et les motifs inspirés de contrées lointaines consacrent un vestiaire fluide, source de confiance en soi et d’empowerment. La mode comme prise de pouvoir par soi et pour soi. Les cowboys et cowgirls du monde moderne ont encore de beaux jours devant eux.







